Valoriser l’innovation canadienne : Comment Labs4 et Labs+ transforment la recherche en valeur économique

La valorisation est une façon d’aborder l’innovation pour transformer la recherche financée par des fonds publics en valeur concrète. Sa réussite repose sur la création d’une rétroaction du marché, une validation appliquée et des voies accessibles d’adoption tout au long de son développement.

C’est aussi une stratégie de propriété intellectuelle : identifier la propriété intellectuelle issue de la recherche ayant un potentiel commercial, la protéger et la valider en fonction des besoins réels de l’industrie. Si elle est bien menée, la valorisation permet de maintenir au Canada la propriété intellectuelle canadienne, en transformant la recherche publique en nouvelles entreprises, en emplois de qualité, en activité manufacturière et de chaîne d’approvisionnement, en gains de productivité, en revenus fiscaux et en solutions mises en place dans les secteurs canadiens.

Depuis des décennies, le Québec est le chef de file canadien en matière de valorisation, en investissant en développement de capacités en recherche appliquée et dans des services de soutien à l’industrie. Cela permet d’aider les équipes à protéger la propriété intellectuelle dès le départ, à la tester en conditions réelles et à prendre des décisions relatives à la manufacturabilité, à la durabilité et à la mise à niveau qui déterminent si une découverte peut être adoptée par le marché ou non.

Labs4 et son hub québécois, Labs+, sont conçus pour étendre cette dynamique à l’ensemble du pays. Labs4 est un réseau pancanadien regroupant 38 collèges et universités accessible par le biais de 11 hubs – huit hubs régionaux et trois hubs d’entrepreneuriat autochtone – dont les programmes normalisés à l’échelle nationale sont adaptés aux secteurs, aux communautés et aux écosystèmes d’innovation locaux.

Travaillant de concert avec le solide écosystème de recherche appliquée du Québec, Labs+ aide des équipes à passer de la recherche prometteuse à sa mise en application concrète. Cela se fait grâce à des essais appliqués, au prototypage et à des décisions prises dès le départ concernant la manufacturabilité, la durabilité et la mise à l’échelle – ce qui détermine si une idée peut être viable pour le marché.

Cette approche est de plus en plus renforcée au niveau politique. Fin 2025, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et Axelys ont annoncé un protocole d’entente visant à renforcer la valorisation de la recherche publique – un signe que la transformation d’une découverte en valeur économique et sociale exige un appui intentionnel tout au long du cycle de l’innovation.

« Le Canada n’a pas besoin d’autres programmes de commercialisation isolés ; il a besoin de voies plus solides et interconnectées qui reflètent la réalité du processus d’innovation », affirme Jolen Galaugher, Ph. D., présidente du comité exécutif de Labs4. « Des modèles comme Labs+ démontrent que lorsqu’on s’appuie sur des écosystèmes qui savent déjà comment mettre des idées en pratique, on peut en mesurer l’impact tout en tirant profit des forces locales, ce qui permet d’investir là où l’innovation est déjà florissante. »

De la propriété intellectuelle à l’utilisation industrielle

Partout au Canada, les centres de recherche appliquée jouent déjà un rôle direct dans le passage de la recherche publique à son utilisation industrielle. Au Manitoba, l’Advanced Composites Development Centre de RRC Polytech – opéré par le Centre d’accès à la technologie pour l’aérospatiale et la fabrication (TACAM) – a collaboré avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et Magellan Aérospatiale afin de faire progresser et de valider une technologie de formage/formation de composites mise au point par le CNRC, en l’utilisant dans un contexte de production industrielle.

Labs4 est conçu pour étendre cette solution à l’échelle nationale. Il incorpore plus tôt la rétroaction du marché, l’expertise appliquée et l’encadrement en commercialisation, pendant que les choix de conception influencent encore les résultats. L’un de ses programmes phares est le Programme d’amélioration de la maturité technologique (TRL), qui soutient les chercheurs-entrepreneurs lors des étapes du prototypage, de la démonstration et de la mise au point d’un essai pilote.

Voici deux exemples du programme TRL qui illustrent le potentiel de la valorisation :

  • Pirouz Kiani, chercheur en chimie à l’université de Calgary travaillant avec le SAIT (Southern Alberta Institute of Technology), a démontré l’usage pratique de la valorisation en transformant une découverte brevetée de nano-bulles en un système de technologie propre, prêt pour un essai pilote. Sa technologie NanoStrip élimine l’ammoniac et le soufre des cours d’eau en lien avec l’agriculture, les eaux usées, les mines et les bassins. Grâce au programme TRL de Labs4, il a multiplié de quarante fois la taille de l’unité, il a validé ses performances à plus grande échelle et résolu des problèmes majeurs d’ingénierie grâce à l’aide d’experts et de laboratoires. Cette validation appliquée fait passer le projet de « recherche prometteuse » à celui de « solution prête pour l’industrie », préparant NanoStrip aux déploiements d’essais pilotes avec des partenaires – notamment un système à grande échelle prévu pour un producteur de biogaz albertain.
  • Lucas Monter est en train de développer NeuroSpritz, un système d’électrodes d’électroencéphalographie (EEG) déposés par pulvérisation, et qui vise à réduire les délais de diagnostic en rendant la mise en place de l’EEG plus rapide et plus flexible. Avec des listes d’attente de plus de six mois pour un EEG ordinaire dans 73 % des cliniques et hôpitaux de l’Ontario, et des temps de préparation d’environ 50 minutes par patient, une réduction des délais d’exécution de près de 80 % pourrait accroître la capacité de diagnostic et améliorer l’accès aux soins là où le personnel et les infrastructures sont limités. Par l’intermédiaire du programme TRL, il fait progresser ce système vers une validation via laboratoire ou en environnement simulé, et explore des opportunités d’essais pilotes considérés éthiques.

Voilà la raison d’être de la valorisation : non seulement prouver la viabilité d’une idée, mais aussi bâtir les voies nécessaires pour assurer la protection, la validation, l’adoption et le déploiement à grande échelle de la propriété intellectuelle canadienne afin de créer une valeur durable.

L’avantage du Québec : un écosystème conçu pour des connexions

Le Québec est l’un des rares endroits au Canada où un parcours intégré de la recherche à l’application opère à grande échelle. Les cégeps, les universités, les centres d’accès à la technologie (CAT) et les centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) font la liaison entre la recherche académique et les essais appliqués et la résolution de problèmes auxquels l’industrie doit faire face.

Labs+ est piloté par un conseil consultatif qui contribue à harmoniser entre elles les mesures de soutien à la recherche, à la commercialisation et à l’entrepreneuriat au Québec, afin que les projets progressent au sein du système, en évitant la duplication ou la stagnation. Parmi ses membres figurent Axelys, le Réseau des CCTT, l’Université de Sherbrooke, l’Université Concordia et des hubs d’innovation comme V1 Studio et District 3.

« De nombreux programmes de soutien sont disponibles pour accompagner les innovateurs tout au long de leur parcours vers la commercialisation. L’essentiel est d’assurer une transition sans heurts, et c’est là que les liens au sein de l’écosystème prennent toute leur importance », explique Chantal Piché, directrice adjointe de l’innovation et de la recherche au Cégep de Thetford et responsable de Labs+. « Labs+ apporte une valeur ajoutée en renforçant et en complétant ces liens – en donnant aux chercheurs en début de parcours entrepreneurial accès à l’expertise appliquée et à des partenaires de commercialisation au moment opportun et en aidant les projets à progresser plus rapidement et plus clairement au sein du système. »

À mesure que les projets font preuve de leur maturité technique et appliquée, l’expertise en commercialisation devient essentielle – notamment en matière de stratégie concernant la propriété intellectuelle, de positionnement sur le marché et de préparation à la levée de fonds initiale. Au Québec, ce rôle est incarné par Axelys, l’organisme de commercialisation qui vise à accélérer le développement et le transfert d’innovations à fort potentiel issues de la recherche publique.

L’une des principales raisons qui font qu’un projet de recherche prometteur soit décalé est le choix du moment : les équipes se rendent compte trop tard des besoins réels du marché, une fois les décisions technologiques clés déjà prises. L’approche de Labs4, axée sur la demande du marché, s’attaque à ce problème en combinant une validation du marché à la formation en entrepreneuriat, au prototypage et à la démonstration, comblant ainsi l’écart entre le développement de technologies et produits, et en facilitant l’accès à la commercialisation. Au Québec, Axelys facilite cette approche de façon concrète grâce à des conseils en commercialisation, à l’évaluation de projets et à l’accès à des programmes de mentorat, de formation et, le cas échéant, de financement.

« L’innovation québécoise est à son comble lorsque l’écosystème est conçu pour favoriser les échanges », affirme Jesse Vincent-Herscovici, président et chef de la direction d’Axelys. « Lorsque la recherche publique est soutenue par une stratégie solide en matière de propriété intellectuelle et un accompagnement en commercialisation, il y a une transformation des connaissances en solutions de valeur durable. En collaborant avec Labs4 et Labs+, nous aidons les équipes à renforcer leur propriété intellectuelle, à tisser des liens grâce à notre plateforme de jumelage et à bâtir des portefeuilles technologiques concurrentiels afin que les innovations québécoises puissent accéder au marché. »

Conformément à son mandat de mobiliser l’écosystème de soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat du Québec, Axelys aide Labs+ et Labs4 à développer cette approche. Celle-ci est axée sur la demande du marché grâce à un accompagnement en commercialisation, à l’évaluation de projets et à l’accès à des ateliers, du mentorat et, le cas échéant, des possibilités de financement pour la maturation et l’industrialisation des technologies. Axelys s’est engagé à fournir un soutien en nature d’une valeur de 40 000 $ par année au programme TRL.

La suite

La valorisation n’est pas le fruit du hasard. Le hub Labs+ du Québec démontre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la préparation de la mise en marché est intégrée dès le départ, grâce à un soutien en validation appliquée et en commercialisation, le tout fonctionnant comme un système interrelié. Le rôle de Labs4 est d’étendre cette façon de faire à l’ensemble du Canada, de l’adapter aux forces de chaque région et de l’intégrer de manière cohérente à sa programmation – au moment où le Canada ne peut se permettre que la propriété intellectuelle financée par des fonds publics soit bloquée en cours de développement, ou commercialisée ailleurs.

« Le programme TRL confirme ce que nous savions déjà : la valorisation est plus efficace lorsqu’elle est intégrée tôt dans le processus de recherche – et il démontre que cette approche peut être mise en œuvre à l’échelle nationale », affirme Jolen Galaugher. « C’est le principe de chaque nouveau programme de Labs4. Lorsque nous protégeons en avance la propriété intellectuelle prometteuse, que nous la validons en fonction d’un besoin évident du marché et que nous entourons les équipes en recherche et développement d’une expertise appliquée, davantage de recherches canadiennes sont testées, adoptées et mise à l’échelle ici – et c’est ainsi que le Canada fait de la recherche publique un moteur de croissance et d’impact durable. »

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Labs+ : Tirer profit de l’écosystème de la recherche collégiale et des CCTT du Québec pour accélérer le passage de la recherche au marché

La recherche foisonne au Canada, mais trouver comment commercialiser de bonnes idées demeure un enjeu national. Au Québec, un nouveau hub d’innovation est en train de combler cet écart sans hésitation.

Labs+ est le hub provincial de Labs4, une initiative pancanadienne qui aide les étudiants-chercheurs et les innovateurs en début de parcours afin de commercialiser leurs travaux de recherche en intégrant un soutien à la commercialisation, et ce, dès les premières étapes de leur parcours d’innovation. Le programme TRL se trouve au cœur de cette initiative, et apporte aux participants un soutien en recherche appliquée afin de faire progresser, tester et valider leurs idées.

Labs+ intègre le programme TRL à ce réseau, améliorant ainsi un système dont l’impact est déjà réel et concret. Il en découle un modèle qui combine ambition nationale et infrastructure régionale, offrant aux participants l’accès aux personnes, aux outils et aux environnements dont ils ont besoin pour faire avancer leurs idées.

Un hub façonné par le contexte d’innovation du Québec

Au lieu d’appliquer un modèle national unique, Labs+ s’adapte aux secteurs d’innovation diversifiés du Québec, où certaines régions mettent l’accent sur l’IA et les technologies numériques, tandis que d’autres sont ancrées dans les secteurs manufacturiers, énergétiques et les procédés industriels.

« La force de Labs+ réside dans son approche : l’intégration d’un soutien à la commercialisation au sein d’un réseau en recherche appliquée de confiance, à l’échelle de la province », explique Jolen Galaugher, Ph. D., présidente du comité exécutif de Labs4. « En offrant des programmes nationaux par l’entremise du Cégep de Thetford et des CCTT du Québec, nous entrons en contact avec des innovateurs en début de parcours. Nous leur donnons accès à l’expertise appropriée et nous les aidons à effectuer une vraie progression vers le marché. C’est la force de la mise à profit des compétences locales. »

Les 59 centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) du Québec, intégrés aux cégeps et coordonnés par l’entremise du Réseau des CCTT, travaillent directement avec les industries et les communautés afin d’offrir une recherche appliquée, un prototypage, des essais et un soutien technique à l’image des réalités économiques régionales. Tous ensemble, ils mettent plus de 2 400 spécialistes issus de divers secteurs à contribution.

« Dès le départ, Labs+ a été conçu pour compléter l’écosystème entrepreneurial québécois existant », explique Chantal Piché, directrice adjointe de l’innovation et de la recherche au Cégep de Thetford et responsable de Labs+. « Par le biais de consultations, nous avons identifié un écart important entre les premières phases de recherche et développement et la commercialisation, ce à quoi cette initiative répond. La force de notre modèle réside dans sa capacité à combler cet écart grâce au Réseau des CCTT. »

Les cégeps et les CCTT qui leur sont affiliés ont un rôle important dans le programme TRL. En tant que hub principal, le Cégep de Thetford lie la programmation de Labs4 au Réseau des CCTT et aux partenaires communautaires, assurant ainsi que l’opérationnalisation locale respecte les standards nationaux du programme.

« La collaboration est essentielle à notre écosystème collégial », dit Olivier Bélanger Laurin, chargé de projet pour Labs+. « La confiance et l’expertise locale sont primordiales. Jusqu’à présent, nous avons établi des liens avec plus de 20 partenaires et nous continuons d’élargir le réseau afin d’offrir aux participants les meilleures conditions possibles. »

Un comité consultatif – comprenant Axelys, le Réseau des CCTT et des représentants de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Concordia (par l’entremise de V1 Studio et de District 3) – veille à ce que le programme vienne compléter les services de soutien déjà présents, corresponde aux besoins de l’industrie et s’adapte au fil des priorités.

Associer les besoins requis pour l’innovation à l’expertise appropriée

Labs+ soutient volontairement une grande variété de participants et de projets, conscient que les enjeux en matière d’innovation et leurs solutions varient selon les secteurs, les différents parcours et les expériences vécues.

Ce processus est mené en collaboration avec le Réseau des CCTT et est soutenu par Meryem Bouchoucha, conseillère en développement de la recherche et de l’innovation ayant plus de dix ans d’expérience dans l’industrie. Ingénieure de formation, Meryem Bouchoucha travaille directement avec les participants pour comprendre leurs besoins techniques et opérationnels, puis cible l’expertise la plus susceptible de faire progresser le projet.

« Dans plus de 70 % des cas, je recommande un CCTT possédant une expertise complémentaire », explique-t-elle. « Les chercheurs pensent souvent avoir besoin d’un centre possédant la même expertise qu’eux. Or, ce qui est vraiment utile, ce sont les personnes capables de remettre en question les hypothèses, d’identifier les contraintes et d’adapter le travail aux réalités du terrain ».

Ceci reflète le paysage industriel du Québec, où les enjeux exigent souvent des solutions interdisciplinaires.

Recherche appliquée en pratique

Combiner les participants au CCTT approprié ne se limite pas à l’expertise ; il s’agit aussi de leur donner accès à des environnements pour des essais en conditions réelles.

Plusieurs étudiants-chercheurs intègrent le programme TRL avec des prototypes conçus en laboratoire, mais peu d’entre eux ont l’expérience requise pour évaluer et valider leur produit dans des conditions réelles d’opération ou de mettre à l’échelle leur produit. Plusieurs CCTT offrent une infrastructure de pointe et des équipements à échelle pilote qui simulent les réalités de production industrielle.

Ces environnements permettent de déceler rapidement les enjeux, démontrant ce qui ne marche pas, ce qui doit être retravaillé et les hypothèses à rectifier. Comme les CCTT fonctionnent selon les mêmes échéanciers que les industries, les participants doivent faire face aux réalités commerciales de la recherche appliquée dès le départ, et non à un stade tardif.

Labs+ offre aux participants un accès à des capacités en recherche généralement inaccessibles aux innovateurs en début de parcours. Le fait de travailler au sein de centres qui desservent des entreprises déjà établies réduit les obstacles et accélère l’apprentissage à une étape cruciale de leur développement.

Les participants actuels du programme TRL s’attaquent à une vaste gamme de défis. Un stage offert au C2T3 porte sur le développement d’un commutateur photonique pour l’optique et les télécommunications. Certains collaborent avec Kemitek – un CCTT spécialisé en chimie verte et en mise à l’échelle – sur l’industrialisation d’un procédé de fabrication en continu, et en intégration d’IA afin d’accélérer le développement de produit.

Labs+ soutient également la recherche communautaire. Le Cégep de Thetford et ses CCTT, COALIA et Kemitek, sont en partenariat avec 3R Minéral afin d’explorer les possibilités de récupération et de valorisation de résidus miniers historiques contenant des minéraux critiques et stratégiques. Bien que COALIA n’accueille pas encore de participants de Labs+, son expertise en minéralogie et en matière plastique laisse entrevoir un potentiel évident de collaboration future à mesure que le hub évolue.

Le programme TRL est un point de départ, et non d’arrivée. En travaillant au sein de centres axés sur l’industrie, plusieurs participants tissent des liens durables, acquièrent une meilleure compréhension des attentes de leur secteur et ont les coudées franches afin de poursuivre leurs travaux de recherche appliquée grâce à des projets de suivi, à du financement ou à de futurs partenariats.

La suite

Bien qu’encore à ses débuts, Labs+ gagne déjà en popularité. Le hub a une capacité de 15 participants maximum cette année et continue de susciter un vif intérêt. Cette demande permet de privilégier les projets où la recherche appliquée peut avoir le plus grand impact.

Pour les participants, les retombées se prolongent souvent bien au-delà du stage TRL. Beaucoup d’entre eux nouent des relations durables avec les CCTT, poursuivent des collaborations subséquentes et obtiennent du financement provincial destiné à l’innovation afin de faire progresser leurs travaux. Labs+ se manifeste comme un point d’entrée sûr dans l’écosystème de la recherche appliquée du Québec – non pas comme une expérience singulière, mais comme le début d’un parcours d’innovation plus vaste.

Les CCTT constatent également un engagement accru. Labs+ leur offre la possibilité de s’impliquer plus tôt, en collaborant avec des étudiants-chercheurs et leur permettant d’appliquer des connaissances qui peuvent influencer la configuration de leur projet avant la mise en marché et les grandes étapes de financement. Pour de nombreux centres, cela augmente leur rôle au sein du processus d’innovation, en complétant leur collaboration avec des PME établies, tout en approfondissant leurs liens avec les talents émergents. Cet intérêt croissant s’accompagne d’un appui institutionnel accru. De plus en plus de CCTT souhaitent accueillir des participants et s’impliquer davantage.

« Labs+ fonctionne car il s’appuie sur ce qui est déjà en place : une solide expertise, des relations de confiance et une volonté de collaboration », dit Bélanger Laurin. « Nous espérons que cette approche permettra à des programmes comme le TRL de devenir un élément permanent du paysage de l’innovation. »

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Le College-University Lab to Market Network lance son premier programme

Le College-University Lab to Market Network for Entrepreneurship and Research Commercialization, dirigé par RRC Polytech, a lancé son premier programme intitulé Technology Readiness Level Up (TRL), qui peut se traduire en français par « Amélioration du degré de maturité technologique (ADMT) ».

Ce programme d’amélioration du degré de maturité technologique (ADMT) offre une formation en commercialisation et innovation, aidant les étudiants et les chercheurs à traduire leurs travaux en ventes sur le marché. Le programme a pour objectif de transmettre une nouvelle compréhension et un changement de mentalité à propos des méthodes de développement de produits, de mise à l’échelle et d’amélioration du degré de maturité technologique, en vue de la commercialisation.

Le programme s’adresse aux étudiants, aux jeunes diplômés et aux postdoctorants des établissements canadiens d’enseignement (collèges et universités) qui ont démarré une entreprise découlant de la recherche ou une idée de projet entrepreneurial inspiré de la recherche, ou qui souhaitent augmenter le degré de maturité technologique de leur invention, produit, technologie ou service dans n’importe quel domaine. Ce programme les aidera à s’orienter au chapitre du développement de produits, à mieux les évaluer et à trouver la voie vers la commercialisation.

Il donne lieu à des stages pratiques dans les milieux de recherche appliquée des collèges et écoles polytechniques, y compris aux centres d’accès à la technologie (CAT) et aux centres collégiaux de transfert de technologies (CCTT).

Le programme d’ADMT accepte actuellement les déclarations d’intérêt de candidats correspondant aux critères d’admission qui souhaitent faire partie du groupe de participants de l’automne 2025.

Les candidats retenus recevront une bourse de 10 000 dollars pour le semestre d’automne. Celle-ci est en partie financée par des demandes au programme de stages en stratégie commerciale de Mitacs. Le programme d’ADMT aidera les candidats à progresser à chaque étape de la démarche.

Cliquez ici pour obtenir de plus amples renseignements et accéder au formulaire de déclaration d’intérêt.Pour cette première cohorte, nous allons accepter les déclarations d’intérêt jusqu’au 9 mai 2025. Pour toute question concernant ce programme ou pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez faire parvenir un courriel à TRL@rrc.ca

Lancement de Labs4 : Le moteur de la commercialisation issue de la recherche appliquée du Canada soutiendra l’écosystème d’innovation.

Winnipeg, MB sur le territoire du Traité no 1 et la patrie nationale des Métis de la Rivière-Rouge : Aujourd’hui, RRC Polytech et ses partenaires postsecondaires à travers le pays sont fiers de lancer le site web www.labs4.ca qui marque le lancement et l’établissement officiel de Labs4, une initiative nationale de commercialisation de la recherche appliquée conçue pour appuyer les entrepreneurs et accélérer l’économie d’innovation du Canada.

Labs4 rassemble 38 polytechniques, collèges et universités à travers le Canada dans le but de collaborer avec les entreprises, les entrepreneurs et les collectivités pour transformer davantage de recherche en solutions concrètes. Originalement le College-University Lab to Market Network for Entrepreneurship and Research Commercialization, Labs4 élaborera et mettra en œuvre des formations pratiques d’entrepreneuriat, un appui au développement de produits et du mentorat dans ses huit carrefours régionaux et trois carrefours d’entreprenariat autochtones, situés partout à travers le Canada.

« Labs4 a été conçue pour avoir un impact et concrétiser l’innovation à travers toutes les régions, tout en étant solidement enracinée dans les communautés », a expliqué Jolen Galaugher, Ph.D., directrice administrative des partenariats de recherche et de l’innovation de RRC Polytech et présidente du comité de direction de Labs4. « Nous évoluons à l’intersection du milieu universitaire et de l’industrie dans le but de traduire la recherche appliquée en solutions pratiques. En enseignant aux chercheurs et aux entreprises à travailler ensemble, en bâtissant des liens plus solides avec les communautés autochtones et en augmentant la rapidité et les objectifs de l’innovation, nous outillons les entrepreneurs à passer rapidement de l’abstrait  à l’action, au profit de tous les Canadiens et Canadiennes. »    

Financée par le CRSNG, Mitacs et ses partenaires institutionnels, Labs4 est une initiative de 55 millions $ créée pour réduire l’écart persistant entre la recherche et la commercialisation à travers tous les secteurs du Canada, tout en réduisant les obstacles auxquels font face les groupes en quête d’équité et en consolidant l’innovation autochtone et régionale. La mise à profit des installations à la fine pointe et de l’expertise en la matière qui existe au sein des établissements du réseau accélérera la capacité des entrepreneurs et des créateurs à commercialiser de nouveaux produits et processus et ainsi, d’avoir un impact économique et social plus rapide.

Les trois piliers qui distinguent Labs4 :

  • Carrefours d’entreprenariat autochtones : Des incubateurs d’entreprises au Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario fournissent une programmation fondée sur la culture, du mentorat et des services de soutien adaptés aux chercheurs-entrepreneurs des Premières Nations, Métis et Inuit. La programmation est dirigée par des établissements autochtones et est ancrée dans l’auto-détermination, la cérémonie et les priorités communautaires. 
  • Programme de niveau de préparation technologique (Technology Readiness Level-Up ou TRL) : Un stage de quatre mois dans une installation polytechnique ou collégiale de recherche appliquée où des chercheurs-entrepreneurs reçoivent une allocation de 10 000 $ pour développer, tester et valider des prototypes, tout en étant accompagnés par  des experts.  
  • Programme du marché au labo (Market to Lab ou MtL) : Une simulation de deux mois au cours de laquelle des chercheurs-entrepreneurs dirigent des équipes d’étudiants dans le but de surmonter des obstacles à la commercialisation. Grâce au mentorat d’experts du monde des affaires et de l’innovation, les participants acquièrent une expérience de leadership et élaborent des stratégies de mise en marché.

Le programme TRL est déjà en cours ; les candidatures sont maintenant acceptées pour la prochaine cohorte de l’automne 2025.

« Nous nous engageons à créer des voies d’accès à l’innovation et à amplifier l’impact de la recherche canadienne à l’échelle mondiale », a déclaré Nasil Nam, directrice nationale, Labs4. « Qu’il s’agisse d’un prototype en laboratoire ou d’un projet prêt au lancement, nous allons à la rencontre des chercheurs-entrepreneurs et nous sommes là pour les aider à aller de l’avant en toute confiance. Notre travail est pratique, dynamique et axé sur les résultats. »

Labs4 est positionnée pour produire des retombées quantifiables à l’échelle nationale et appuyer des centaines de chercheurs-entrepreneurs dans l’exploration du lancement de nouvelles entreprises de recherche. L’initiative appuie non seulement les nouvelles entreprises et nouveaux produits commerciaux, mais aussi le développement économique, la création d’emplois et la croissance inclusive à travers tous les secteurs et régions.

Pour en apprendre davantage au sujet de Labs4, ses programmes, ou ses événements à venir, visitez www.labs4.ca.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Kevin Olszewski, agent des communications   
RRC Polytech
Téléphone : (204) 391-6168  
Courriel : kolszewski@rrc.ca   

À propos de 4Labs
Labs4 est l’initiative de commercialisation de la recherche appliquée du Canada. Par l’entremise de huit carrefours régionaux et de trois carrefours d’entreprenariat autochtones, Labs4 procure aux chercheurs-entrepreneurs les outils, la formation, le mentorat et les installations appliquées permettant le passage des innovations du laboratoire au marché. Financée par le CRSNG, Mitacs et plus de trois douzaine de partenaires postsecondaires, Labs4 est conçue pour permettre une commercialisation rapide, équitable et axée sur les résultats à travers l’écosystème canadien de l’innovation.

Le College-University Lab to Market Network nomme une directrice nationale à la tête de ses efforts pancanadiens en entrepreneuriat et en commercialisation de la recherche

Dirigé par RRC Polytech, le College-University Lab to Market Network (le réseau) est fier d’annoncer la nomination de Nasil Nam au nouveau poste de directrice nationale. Entrée immédiatement en poste après un concours de candidatures concurrentiel, cette dirigeante accomplie et motivée par l’innovation commence déjà à mobiliser les partenaires collaborateurs du réseau qui se sont unis pour accélérer la commercialisation de la recherche et pour appuyer l’entrepreneuriat partout au Canada.

Nasil Nam dirigera la mise en œuvre nationale de programmes soutenant des chercheurs-entrepreneurs issus des 38 membres du réseau de collèges, d’écoles polytechniques et d’universités. Elle guidera l’exécution de la vision du réseau : approfondir les partenariats et améliorer les résultats de commercialisation pour les entreprises de recherche en santé, en STIM, en innovation sociale et en sciences sociales. 

« Nasil est la dirigeante toute désignée pour les besoins de ce projet. Nous sommes ravis de l’accueillir au sein de l’équipe alors que nous travaillons à établir des liens plus solides entre l’industrie et la recherche canadienne », a affirmé la Dre Jolen Galaugher, directrice générale, innovation et partenariats en recherche chez RRC Polytech et présidente du comité exécutif du réseau. « Son leadership sera déterminant pour tirer parti de l’expertise, de la capacité et de la diversité des universités, des collèges et des écoles polytechniques du Canada afin de soutenir les entrepreneurs autochtones et de stimuler les entreprises fondées sur la recherche et les innovations sociales qui profitent à toute la population canadienne. »

Cumulant plus d’une décennie d’expérience dans l’élaboration de programmes, la commercialisation et la création d’écosystèmes entrepreneuriaux, Nasil Nam dispose d’un bagage de connaissances pratiques en entrepreneuriat et en leadership en matière d’innovation. Elle a commencé son parcours en fondant ses propres entreprises avant d’assumer des rôles de leadership institutionnel, dont plus récemment à titre de directrice associée, jeunes entreprises et commercialisation à l’Université Dalhousie. Là, elle a joué un rôle clé dans l’expansion nationale du programme Lab2Market tout en mettant sur pied un programme régional d’innovation nommé Collide

En plus de son travail en innovation postsecondaire, Nasil a défendu ardemment l’entrepreneuriat inclusif à titre de chargée de projet du programme « Propelling Women Tech Founders » au Centre for Women in Business où elle a assuré un soutien à la croissance des entrepreneures émergentes par le mentorat et la planification stratégique. Titulaire d’une maîtrise en psychologie de l’éducation et en études sur le leadership de l’Université de Victoria, Nasil Nam adopte une approche ancrée dans la collaboration, l’exécution stratégique et un engagement profond envers la création d’écosystèmes d’innovation durables aux retombées sociales et économiques.

« Je suis passionnée par l’innovation, le leadership et le renforcement communautaire, a souligné Nasil Nam. Le College-University Lab to Market Network a pour mission de transformer la recherche en solutions applicables dans le réel afin de bâtir une économie de l’innovation plus forte et inclusive. Qu’il s’agisse de diriger des initiatives nationales ou d’offrir un mentorat à des fondateurs au stade initial, je m’engage à créer des voies pour l’innovation et à amplifier l’impact de la recherche canadienne sur la scène internationale. »

Établissements membres du réseau :
Cégep de Sherbrooke, Cégep de Thetford, College of the North Atlantic, Humber Polytechnic, Institut de technologie de la Colombie-Britannique, Institut de technologie du Nord de l’Alberta, Lethbridge College, Loyalist College of Applied Arts and Technology, Mohawk College of Applied Arts and Technology, New Brunswick Community College, NorQuest College, Northwestern Polytechnic, Nova Scotia Community College, Olds College, Red Deer Polytechnic, RRC Polytech, Saskatchewan Indian Institute of Technologies, Saskatchewan Polytechnic, Selkirk College, Southern Alberta Institute of Technology, United College – Université de Waterloo, Université de l’Alberta, Université de la Saskatchewan, Université de Lethbridge, Université de Regina, Université du Manitoba, Université du Yukon, Université MacEwan, Université Mount Saint Vincent, Université Saint Mary’s, Université Western, University College of the North